Ma vie d'auteure

Chapitre 7 – Partie 2

Bonjour les zouzous ! Je ne suis pas venue sur mon blog depuis un petit moment… La raison de mon absence est simple… les Vacances ! Mais voilà, toute chose à une fin, même les bonnes ! Reprise du boulot ce matin… de bonne humeur ! Alors, avant d’aller travailler, je publie pour vous, la suite du chapitre 7 !

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à laisser un commentaire, ça me ferait vraiment plaisir ! Passez une bonne journée, qu’il pleuve ou qu’il vente… Big Kisses !

Assis au milieu du chemin, les yeux fermés, Maître Vicure semblait prier. Les garçons n’osèrent pas faire de bruit, par peur de le déranger. Lentement, il rouvrit les paupières, le regard perdu dans le lointain. Puis il se leva, se dirigea vers la falaise et levant les bras, il se laissa tomber dans le vide. Quelques secondes plus tard, un aigle royal apparut. Poussant un cri strident, il fit trois cercles au-dessus des garçons et disparut dans le ciel. Les deux amis s’assirent sur un rocher, attendant le retour de leur Maître. Rongés par l’inquiétude, ils n’échangèrent pas un mot. Akya avait compris que l’heure était grave et qu’ils devraient bientôt partir. Pour tromper son attente et l’inquiétude qui le rongeait, il prit un morceau de bois et se concentra. Lentement, l’écorce se détacha. Avec son esprit, il entreprit de le tailler. Il commença par les cheveux, dont il traça des sillons souples pour leur donner l’impression de tomber en cascade. Ensuite, il s’attaqua au visage. Il s’appliqua pour lui donner des traits fins et féminins. Quand il eut terminé, il admira son œuvre. Il ne manquait que le parfum pour que la gravure qui était apparue sur ce morceau de bois insignifiant ressemblât complètement à sa mère. Elias qui avait observé sans rien dire son ami rompit le silence :

    — Bon sang Akya ! C’est magnifique ! Qui est cette femme ?

    — Ma mère ! murmura le Légendaire, la voix serrée par l’émotion. Elle me manque tellement !

    — Je n’ai pas connu la mienne, mais elle me manque énormément aussi. Enfin bref, je ne sais pas si ça peut te consoler un peu, mais tu as un talent incroyable. Rares sont ceux qui sont capables de graver, avec leur esprit, un portrait aussi précis. Tu as énormément progressé en magie. C’est Maître Vicure qui va être fier de son élève !

    Akya sourit et remercia son ami pour le compliment. Au même instant, un aigle royal apparut devant eux, se posa sur le sol et reprit instantanément sa forme humaine. Maître Vicure avait le visage pâle et l’inquiétude luisait dans son regard. Il tituba. Les garçons se précipitèrent et le soutinrent jusqu’au rocher pour qu’il puisse s’asseoir. Akya qui avait pensé à prendre une outre d’eau fraîche la lui tendit. Le vieil homme but une longue gorgée et ferma les yeux. Il semblait épuisé. Le Légendaire se plaça devant lui, mit un genou à terre et doucement lui demanda :

    — Qu’avez-vous vu de là-haut ?

    Maître Vicure ouvrit lentement les yeux et plongea son regard dans celui du garçon.

    — La région est envahie par les Arcantes. Un campement a été monté à quelques kilomètres de là, plus en amont sur le fleuve. Je suis certain maintenant que l’empereur sait que tu es ici. Tu n’es plus en sécurité chez moi. Vous partirez pour l’île de Tassah demain matin avant le lever du soleil.

    Akya baissa la tête. Bien qu’il se soit préparé à cette éventualité, cela lui faisait mal de l’entendre. Il n’avait pas envie de quitter cet endroit où il se sentait bien. Mais, quelle que soit la douleur, il devait faire face à ses responsabilités de Légendaire. Il serra fort dans sa main le morceau de bois gravé à l’effigie de sa mère. Maître Vicure aperçut le mouvement du jeune comte et lentement, écarta ses doigts et prit l’objet.

    — Dame Shalaia ! murmura-t-il. Comment as-tu fait cela, mon garçon ?

    — Avec mon esprit !

    Le vieil homme prit le garçon par la nuque et posa son front contre le sien. Au même instant, Le Légendaire entendit la voix de son Maître résonner dans sa tête :

    — Tu es prêt, mon enfant ! lui souffla-t-elle.

    — Merci, Maître, mais c’est uniquement grâce à vous ! répondit-il de la même manière.

    — Non, c’est grâce à ta volonté et à ton travail acharné. SI tu as été choisi par la déesse Mère, ce n’est pas pour rien. Elle seule peut lire dans le cœur des hommes. Et ce qu’elle a lu dans le tien l’a amené à te choisir pour sauver l’empire Mornande. Et maintenant, rentrons ! Vous devez préparer votre voyage.

    Akya se leva et offrit son bras à Maître Vicure pour qu’il puisse y prendre appui. C’est en silence que tous les trois remontèrent sur leurs chevaux et prirent le chemin du retour. Arrivé au domaine, Akya demanda l’autorisation d’annoncer leur départ à Hémera, ce que le Maître lui accorda volontiers. La gouvernante pleura longtemps en prenant le jeune garçon dans ses bras. Elle décida de préparer leurs affaires pour le lendemain, de façon qu’ils puissent profiter de leur dernière soirée de paix.

    Pendant qu’Élias s’occupait des chevaux dans la grange et que Maître Vicure s’était enfermé dans son bureau pour écrire des parchemins à ses contacts dans l’Alliance, Akya décida d’aller prier au temple de Terras. Seules les dizaines de bougies allumées éclairaient l’intérieur du temple. Le Légendaire s’agenouilla sur le coussin devant l’hôtel et posa son front sur les dalles froides. Les yeux fermés, il tenta de vider son esprit, ce qui ne fut pas chose aisée. Il était en proie au doute et à l’inquiétude. Il ne connaissait pas l’île de Tassah et ne savait donc pas ce qui les attendait là-bas. De plus, avec le nombre de plus en plus important d’Arcantes à travers l’empire, il craignait de ne pas arriver jusqu’à destination. Le calme dégagé par le temple commença, petit à petit, à l’apaiser. Ses craintes s’estompèrent, son esprit se calma et un sentiment de bien-être s’insinua en lui. La lueur s’intensifia et l’atteignit à travers ses paupières fermées. Il ouvrit les yeux et se redressa lentement. Toujours à genoux, il vit la déesse Terras, de l’autre côté de l’autel, qui lui souriait avec tendresse. Comme la première fois qu’elle lui était apparue, elle était vêtue d’une robe d’un blanc immaculé et ses cheveux bruns retombaient en cascade sur ses reins. Elle s’approcha doucement du Légendaire et s’agenouilla devant lui. Posant une main sur sa joue, elle lui murmura avec douceur :

    — N’aie pas peur, mon enfant ! Je t’ai choisi, car ton cœur est pur. Écoute-le, il te conduira toujours sur le bon chemin.

    — Mère, comment puis-je être sûr de ne pas me tromper ?

    — Tu te tromperas, mais tu sauras rectifier tes erreurs. Ton dessein est le bonheur de ton peuple. N’oublie jamais cela et tu sortiras victorieux !

    Et sur ces mots, la déesse Mère disparut dans le halo lumineux des bougies. Le jeune garçon resta longtemps à genoux, le regard posé sur l’autel, essayant d’écouter son cœur. Une douce chaleur l’envahissait lentement, agréablement. Il ferma les paupières et s’allongea sur le sol.

    — Akya ! Bon sang, on te cherche partout ! grogna Elias en le secouant vigoureusement par l’épaule.

    Le jeune garçon émergea du sommeil dans lequel il était plongé et regarda son ami. Ce dernier eut un mouvement de recul :

    — Par la déesse Mère, tes yeux !

    — Quoi mes yeux ? Qu’est-ce qu’ils ont ?

   Elias ne répondit pas et quitta le temple en courant. Akya voulut le suivre, mais les forces lui manquèrent. Son ami revint quelques minutes plus tard avec Maître Vicure. Ce dernier observa le jeune garçon :

    — La déesse Mère est venue te voir ?

    — Oui ! répondit dans un souffle le Légendaire.

    — Elle veut que tu te révèles aux yeux du peuple Mornande !

    — Pourquoi dites-vous cela Maître ?

    Le vieil homme fouilla dans la poche de sa robe de bure et en sortit une petite glace en étain qu’il tendit au jeune garçon. Akya, la boule au ventre, se regarda. Il était évident qu’il ne pouvait plus se cacher. Ses yeux parlaient d’eux-mêmes !

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