Adulte, Ma vie d'auteure

Chapitre 6 – Partie 2

Salut les zouzous, cette nouvelle partie du chapitre 6 n’est pas du tout au top, mais j’ai vraiment manqué d’inspiration sur ce coup-là… Alors n’hésitez pas à me laisser votre avis en commentaire, ça serait vraiment sympa… Bonne lecture et bonne journée 😉

Assise dans un fauteuil devant la cheminée, la jeune fille n’arrivait toujours pas à croire que maintenant, elle vivait au palais avec Bock. C’est ici qu’il l’avait conduite après l’avoir sortie, non sans mal, de la maison close. Le patron avait montré beaucoup de réticence à laisser partir une de ses filles. Bock l’avait grassement payé pour pouvoir ramener Mélaina chez lui. Perdue dans ses pensées, elle n’entendit pas son amant arriver. Au baiser volé, elle sursauta. Leurs regards se croisèrent, leurs lèvres s’unirent. Ils furent brutalement interrompus par des coups frappés à la porte. Bock poussa un grognement :

— Entrez !

    Une sentinelle pénétra dans la pièce et s’inclina :

— Excusez-moi de vous déranger, Monsieur, mais Sa Majesté vous demande immédiatement dans son bureau.

— Très bien, je te suis.

    Se tournant vers Mélaina, il lui murmura :

— Attends-moi là, ma belle ! J’ai une surprise pour toi.

    Bock quitta l’appartement à la suite du garde. Ils remontèrent le corridor et traversèrent la salle du trône pour atteindre le bureau de l’empereur. Après avoir frappé à la porte et attendu l’ordre d’entrer, la sentinelle laissa pénétrer le balafré et referma derrière lui.

    Bock s’inclina respectueusement devant l’empereur assis à sa table de travail. Ce dernier se leva et s’approcha de lui.

— Pendant votre absence, la servante que j’avais fait emprisonner a réussi à s’évader. Le gardien a été mis aux arrêts. Je vous ordonne de l’interroger pour savoir comment cette gamine a pu s’échapper.

—  Vous pouvez compter sur moi, Votre Majesté ! J’ai déjà ma petite idée sur les événements !

— Comment ça ? demanda l’empereur surpris.

— Disons que, quand j’ai amené la jeune fille, ce gardien, qui avait déjà bien bu, semblait très attiré par les atouts de la demoiselle.

    Le visage de Bathénon se crispa sous l’effet de la colère :

— Il n’aurait pas osé faire ça, cet abruti ! N’importe qui dans l’empire Mornande sait que les lois sont intraitables sur les viols ! Faites ce que vous voulez, mais obtenez des aveux de ce porc !

    Bock s’inclina et quitta le bureau. D’un pas rapide, il se dirigea vers les geôles dans les profondeurs du palais. Quand il arriva devant la cellule du détenu, il avait eu tout le loisir de peaufiner une technique d’interrogatoire dont lui seul avait le secret. La loque humaine, recroquevillée dans un coin de la sombre pièce, se lamentait sur son sort. Le balafré s’approcha lentement et s’assied à côté. Puis posant une main sur son épaule, il murmura à son oreille :

— T’inquiètes pas mon gars, tout va bien se passer. Il suffit simplement que tu me dises la vérité et crois-moi, il ne t’arrivera rien !

    C’était la technique d’approche de Bock. Commencer par mettre sa proie en confiance et quand cette dernière était bien endormie, il lui assénait le coup de grâce. 

— Allez ! Je viens de discuter avec l’empereur, il m’a promis que rien ne t’arriverait, quels que soient les faits ! Alors, tu ne dois vraiment pas avoir peur de te confier à moi. 

    Le geôlier hésita quelques secondes, puis, convaincu par le ton doucereux de Bock, il lâcha :

— Cette gamine, c’est le diable en personne, Monsieur Bock ! Quand je suis rentrée dans sa cellule, elle s’est jetée sur moi. Une vraie furie. Je n’ai rien pu faire ! Je vous jure que ce n’est pas ma faute. Elle était comme possédée ! 

— Bien sûr ! Je comprends qu’un solide gaillard comme toi n’ait rien pu faire contre une petite demoiselle ! répliqua Bock, qui reniflait le mensonge comme un chien de chasse sa proie. 

— Oui, c’est tout à fait ça, Monsieur ! Malgré ma force, je n’ai rien pu faire ! enchaîna le garde qui n’avait pas décelé la pointe d’ironie dans la voix du balafré. 

    Bock se leva et se mit à arpenter la pièce. Ce gardien lui mentait, mais il fallait à tout prix qu’il lui arrache la vérité. Il décida de continuer avec la même méthode et si vraiment le geôlier se maintenait dans le mensonge, il passerait à la manière forte. 

— Très bien ! Maintenant, tu vas réfléchir et me raconter exactement tout ce qui s’est passé, entre le moment où tu as décidé d’aller dans sa cellule et celui où tu t’es retrouvé ici. Fais bien attention à ce que tu me racontes, car je sais quand on me ment ! lança-t-il au prisonnier en le regardant droit dans les yeux. 

    La peur s’insinua dans le regard du geôlier, ce qui n’échappa pas à Bock. Ce dernier sentait le plaisir monter en lui. Quoi de plus jouissif que de voir la peur s’emparer de sa proie ? Il jubilait. Le geôlier tenta de raconter une histoire. Mais plus il avançait dans son mensonge, plus il s’enfonçait. Bock en eut assez. Il avait l’impression que ce misérable se payait sa tête. Il saisit son épée et posa la pointe de la lame sur sa gorge :

— Tu ne me laisses pas le choix ! grinçât-il. Lève-toi, car je ne m’en prends jamais à un homme déjà à terre !

    Tout tremblant, le prisonnier se mit difficilement debout. Accolé contre le mur, il ne pouvait esquisser le moindre mouvement. Il sentait la pointe de l’épée s’enfoncer doucement dans sa peau. Une goutte de sang perla.

— Je vous en supplie, Monsieur Bock ! gémit ce dernier. Ne me tuez pas ! Je vous jure que je vous ai dit la vérité.

    D’un coup d’épée, Bock lui trancha l’oreille gauche. Le malheureux se mit à hurler de douleur.

— Encore un mensonge et je te tranche la deuxième !

— Nooon… Pitié ! sanglota le geôlier. Je vais tout vous dire.

— Parfait ! Te voilà devenu raisonnable ! ricana Bock qui se repaissaient de la souffrance de sa pauvre victime.

    Le gardien, à bout de force, finit par cracher le morceau et raconta au balafré toute l’histoire, sans omettre le moindre détail. Bock lâcha le prisonnier qui s’effondra au sol tel une poupée de chiffon. Recroquevillé sur lui-même, il tenait sa main plaquée à l’endroit où, quelques minutes plutôt, se trouvait encore son oreille. Le balafré essuya la lame de son épée sur le pantalon du prisonnier, puis d’un ton cinglant, lui annonça qu’il serait exécuté dès le lendemain sur la place publique.

— Vous m’aviez promis…

    Bock éclata de rire :

— Tu ne me connais toujours pas ! Et puis, depuis quand les violeurs sont libres dans cet empire. Tu connais nos lois, elles sont intransigeantes sur ce type de crime.

    Le condamné fut pris de tremblements, car il savait très bien ce que la loi réservait aux criminels qui se rendaient coupables de viol.

Merci d’avoir lu cette partie et et pour la suite, c’est par ici

2 réflexions au sujet de “Chapitre 6 – Partie 2”

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