Adulte, Ma vie d'auteure

Chapitre 6 – Partie 1

Salut les zouzous,

Je mets en ligne la première partie du chapitre 6. Celle-ci est centrée sur Bock, dit aussi le balafré… Bonne lecture 🙂

Les quatre femmes piaillaient dans un coin de la salle en attendant le client. À l’écart se tenait une jeune fille. Elle venait tout juste de fêter ses dix-huit ans et pour l’occasion, son père l’avait vendue au patron de ce lieu de débauche. Cela faisait trois jours qu’elle vivait ici et jusqu’à présent, elle s’était contentée d’observer pour apprendre. Le patron la traitait bien et les autres filles aussi. Elle n’avait pas à se plaindre. Elle dormait au chaud et avait un repas trois fois par jour, chose qui n’était jamais arrivée chez son père. Tout à coup, la porte de la boutique s’ouvrit brutalement. Dans l’encadrement, un homme défiguré par une cicatrice qui lui barrait le visage de haut en bas. En le voyant, les jeunes femmes stoppèrent leur discussion. La peur apparut sur leur visage. Par instinct maternel probablement, la plus âgée des quatre, Kathia, s’approcha de la jeune fille et se mit devant elle pour la protéger du regard de l’homme qui venait d’entrer. Le patron s’approcha de lui en trottinant.

— Ho, bien le bonjour, Monsieur Bock ! dit-il en s’inclinant respectueusement.

    Bock lui jeta un regard de dédain et ne répondit pas à sa politesse. Le patron ne s’en offusqua pas et se tournant vers Kathia, il lui intima l’ordre de prendre bien soin de son client. La jeune femme soupira, mais elle n’avait pas le choix et en était bien consciente. Son travail était de satisfaire tous les petits caprices des hommes qui franchissaient la porte de la boutique. Elle s’apprêtait à emmener Bock dans sa pièce de travail, lorsque ce dernier l’arrêta :

— Non, Kathia, pas toi ! Mais elle !

    En disant ces mots, il désigna la jeune fille. La peau blanche, les cheveux blonds comme les blés, elle avait de très longues jambes sur lesquelles se dessinaient les formes d’un buste à la poitrine particulièrement généreuse. Bock se passa une langue gourmande sur les lèvres. Il imaginait déjà tout ce qu’il pourrait faire subir à cette pauvre petite.

— Vous ne vous amuseriez pas, mon bon monsieur ! Elle est encore vierge et ne saurait vous faire plaisir ! intervint le patron.

    Au mot vierge, Bock sentit soudain le plaisir envahir son sexe.

— C’est elle que je veux ! ordonna-t-il.

    Résigné et triste à la fois, parce qu’il savait très bien ce qu’elle allait endurer, le patron fit signe à la jeune fille d’accompagner le client dans une pièce. Elle obtempéra immédiatement, tremblante comme une feuille, mais ne souhaitant pas aggraver la fureur du balafré. Elle emmena Bock dans une petite chambre avec pour tout mobilier, un lit recouvert d’un drap rouge. Bien entendu, il n’y avait pas de fenêtre, afin d’épargner au voisinage des bruits qui pouvaient s’avérer dérangeants. L’homme s’essaya sur le lit et la jeune fille, après avoir fermé la porte, attendit le premier ordre. Soudain il se leva et lui ordonna de se déshabiller. Elle obéit et laissa glisser sa jolie robe bleu ciel à ses chevilles. Bock la dévisagea de la tête aux pieds, ce qui la mit très mal à l’aise. Il lui demanda de s’allonger sur le lit, sur le ventre. Elle avait peur, très peur. Elle prit la position demandée et commença à transpirer. Les filles lui avaient dit que la première fois, ça faisait mal, en tout cas au début et qu’après, on ressentait un véritable bien-être. Une onde de plaisir qui vous secouait le corps entier.

    Elle entendit la boucle de la ceinture et le froissement du tissu qui descendait. Elle comprit que Bock venait de défaire son pantalon. Le matelas s’enfonça sous elle et elle pouvait sentir la chaleur du corps de son client au-dessus de son dos. Elle tressaillit quand la main de Bock vint se poser doucement sur son épaule pour descendre lentement vers le creux de ses reins. Pour l’instant, c’était plutôt agréable et elle décida de se laisser aller à ses caresses. Bock s’allongea sur elle et lui murmura à l’oreille :

— Comment tu t’appelles ? Je veux savoir qui je baise !

— Mélaina ! répondit-elle dans un souffle.

— Parfait, Mélaina ! Je tiens à te prévenir tout de suite, ça va faire mal ! ajouta-t-il dans un sifflement. Mais si tu te détends, ça ne devrait pas durer. Maintenant, lève tes fesses et écarte les jambes.

    Mélaina obtempéra. La poigne que Bock exerçait entre ses omoplates l’empêcha de lever la tête. Le balafré cracha sur son entrejambe pour le lubrifier et approcha son sexe, tendu au possible, contre l’intimité de la jeune fille. Il maintint fermement la pression sur son dos pour qu’elle maintienne au maximum sa cambrure. Il commença à frotter son sexe, puis tout doucement, la pénétra. La jeune fille n’opposa aucune résistance. Alors, sûr de lui, sans prévenir, il s’enfonça d’un coup au plus profond de Mélaina.

    Un hurlement déchira l’ambiance feutrée de la maison. Les filles s’arrêtèrent nettes dans leur discussion. Le cœur de Kathia se serra à l’idée de ce que la petite Mélina pouvait endurer. Mais à sa grande surprise, aucun autre cri ne vint troubler la plénitude du lieu. Kathia regarda ses amies et lâcha, comme pour se soulager de l’angoisse qui l’étreignait :

— Bah elle a plutôt l’air de bien s’en sortit, la p’tite !

    Les autres femmes éclatèrent de rire et reprirent leurs babillages en attendant le client qui ce soir se faisait désirer.

    Bock se laissa rouler sur le dos, essoufflé et couvert de sueur. Il regarda la magnifique créature allongée à côté de lui, dont le corps tremblait sous l’effet des décharges provoquées par son premier orgasme. Il se redressa sur un coude et parcourut les lignes de son corps du bout des doigts. La jeune fille frissonna à la sensation de ses caresses.

— Comment es-tu arrivée ici, ma belle ? demanda Bock curieux.

    Mélaina ouvrit les yeux, se tourna vers lui et répondit avec une pointe de tristesse dans la voix :

— Ma famille est très pauvre et pour mes dix-huit ans, mon père m’a vendu à ce patron. Comme il a dit : « Au moins, tu serviras à quelque chose ! ».

    Bock se redressa d’un coup. Comment un père peut-il faire ça à sa propre fille ? C’est impensable, vendre sa fille pour qu’elle devienne une prostituée ! Voilà un père indigne ! Après réflexion, Bock se pencha sur Mélaina, l’embrassa avec fougue et lui murmura :

— Tu quittes cet endroit de malheur ce soir. Je t’emmène avec moi, ma douce !

    Mélina s’assit lentement et fixant de son regard gris, elle soupira :

— Ne vous moquez pas de moi, Monsieur !

—  Je ne me moque pas de toi. À partir de maintenant, tu vas vivre chez moi ! répondit-il en déposant un tendre baiser sur ses lèvres rosées. Habille-toi et rassemble tes affaires. Je m’occupe du patron.

    Mélina observa Bock enfiler son pantalon. Malgré la cicatrice qui lui barrait le visage, il était bel homme. Les muscles saillants, les cheveux noirs ondulés et un regard de braise suffisaient à la faire craquer. Elle ne connaissait rien à l’amour, mais son cœur avait chaviré sous les caresses de cet homme. 

Chapitre 6 – Partie 2

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